La Fenêtre
Christian Rau


Amiens

 

Cette ville – associée pour moi à de multiples souvenirs d’enfance et de famille – s’apprête à fêter le centenaire de Jules Verne qui écrivit une bonne partie de ses superbes Voyages extraordinaires dans une maison de la rue Charles Dubois. Nous passions régulièrement devant cette maison – longtemps obstinément fermée - surmontée d’une tourelle insolite. C’est là qu’a été installé le musée - centre de recherches Jules Verne (cf. le remarquable Hors-Série de Géo, paru en décembre 2003)

 

Mais Amiens recèle surtout l’une des plus belles cathédrales gothiques, récemment classée au Patrimoine Mondial de l’UNESCO.

 

                   

 

La  cathédrale  vue depuis la Somme,  quartier Saint-Leu

 

             

 

La cathédrale, patrimoine mondial de l’humanité  (UNESCO)

 

 

 

 

 

Né le 8 février 1828 à Nantes, Jules Verne s’est établi à Amiens en 1972, et y est resté jusqu’à sa mort le 4 mars 1905.  Il s’est beaucoup investi dans la vie de la cité d’Amiens, ville prospère qui comptait à l’époque 65000 habitants, vivant de son textile et plus particulièrement de ses velours renommés. Elu au Conseil Municipal en 1888 sur une liste radicale-socialiste (il a alors 60 ans), il y restera 16 ans, défendant les espaces verts, combattant des projets immobiliers, n’hésitant pas à s’opposer au maire. Mais préposé aux foires et amoureux de la vie d’artiste, il apporte aussi son soutien aux saltimbanques, et fait construire le cirque d’hiver pour accueillir les gens du voyage. Dans « Une ville idéale » il imagine Amiens en l’an 2000.            

 

 

 

Les voies ferrées en contrebas de la maison de Jules Verne. Un jardin public  les longe jusqu’au cirque.

 

 

Le  cirque  d’hiver :

Amiens est la seule ville française avec Paris à en posséder un. Il fut inauguré par Jules Verne.

 Fin juin, chaque année, pendant la foire d’été, nous allions y admirer les spectacles du cirque Bouglione.

 

Immortalisant la marche du progrès, Jules Verne témoigne de façon particulièrement pédagogique des avancées technologiques de son époque, replacées dans ses voyages extraordinaires.

1872 – La dynamo et lélectricité font reculer la machine à vapeur. C’est cette année là que Jules Verne s‘installe à Amiens. Il y écrit à partir de 1872 : L’Etoile du Sud, Le château des Carpathes (invention du phonographe en 1877), Robur le conquérant, Mathias Sandorf, L’Île à hélice, César Cascabel, Le Phare du bout du monde, Sans dessus-dessous, Deux ans de vacances, Le Sphinx des glaces, Le Volcan d’or…

La liaison ferroviaire lui permet de rejoindre Paris – où se trouve son éditeur Hetzel – en 1 heure 30, une durée de voyage déjà très acceptable, lui autorisant de fréquents allers-retours.

C’est en octobre 1882 qu’il s’établit au numéro 2 de la Rue Charles Dubois. Cette maison constituera beaucoup plus tard le Centre de documentation Jules Verne, devenu plus récemment Musée Jules Verne.

Les voies ferrées qui passent en contrebas de cette maison, puis sous le cirque d’hiver, filent vers Abbeville. Je me souviens des bouillonnantes locomotives à vapeur qui, jusque dans les années soixante, entraînaient vers la côte picarde les lourds wagons aux portes bombées, envoyant au passage leur suie sur les maisons du boulevard.

Un monument rend hommage à l’écrivain dans un jardin public où deux enfants se font conter des voyages extraordinaires, et le sculpteur Rose l’a représenté sur sa tombe, tourné vers le ciel, au cimetière de La Madeleine.

 

                          

 

La maison de la Rue Charles Dubois, dans laquelle Jules Verne écrivit des Voyages extraordinaires

 

 

 

 

L’ architecture  amiénoise

 

   

 

La maison amiénoise « type »

  

                 

 

Quelques  vues  du quartier  d’Henriville  et de ses maisons

 

                   

  

 

 

La vieille ville et les rives de la Somme (ancien « marché sur l’eau »)

avec son centre nautique Art déco remanié…

 

 

                 

 

Les quais et ruelles du quartier Saint Leu

 

                         

 

(  Je  rajouterai  dès  que  possible  quelques  vues  des  hortillonnages,  qui ont  beaucoup  souffert  lors des inondations catastrophiques  de  2002,  et  dont  les  produits  maraîchers alimentaient  le  « marché  sur  l’eau »  )

 

                          

 

Difficile  de  quitter  Amiens  sans  évoquer  La célèbre  Tour Perret, dont le sommet doit être réhabilité…

 

…ni  ses  cimetières  civils  et  militaires,

dont  ceux  montrés ci-dessous,  qui  nous rappellent,  si  besoin était,

que  nombreux  sont  les soldats  -  de  toutes  origines  -  qui ont donné leur vie  pour la France !

 Le film "Indigènes" leur a rendu hommage en ce qui concerne la seconde guerre mondiale...

             

 

Ce  cimetière  est  situé à  Saint-Acheul,  l’un  des  hauts  lieux  de  l’anthropologie…

 

Pour  terminer,  je vous  invite  à  découvrir  des paysages  de  la Somme,  à  proximité  d’Amiens !

 

            

 

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