"La Fenêtre"

Fenêtre sur...
 la
Namibie





Photos et commentaires de Julien Rau
voyage-randonnée réalisé en novembre 2006 avec Terres d'Aventure

©  Julien Rau

Il est bon de situer d'abord ce pays,  au sud-ouest de l'Afrique, sur la côte de l'Océan atlantique. Un courant froid, le Benguela, remonte de l'Antarctique, expliquant les forts contrastes entre déserts tropicaux (Tropique du Capricorne) brûlants et la présence d'une faune quasi polaire sur la côte.

Le Benguela explique par ailleurs la présence du désert du Namib, qui est un désert côtier (à moins de 100 km de la mer) : l’eau froide ne s’évapore pas suffisamment pour créer des nuages, malgré la situation tropicale. Les vents d’ouest ne portent donc aucune pluie dans l’intérieur des terres.

On retrouve une situation similaire au Chili, avec le désert d’Atacama.

Source de la carte : University of TexasSource de la carte : University of Texas

Maintenant, un peu d’histoire :

 La Namibie est l’une des rares ex-colonies allemandes, ce qui explique la survivance de certains termes germaniques dans les reliefs et le nom des rues. Les vieilles bâtisses de l’époque coloniale sont elles aussi d’architecture allemande. Un certain nombre de colons sont restés et leurs descendants ont conservé leur langue maternelle.

A partir de 1920 le pays est « confié » par la SDN à l’Afrique du Sud, alors sous mandat britannique. A partir de 1948, l’Afrique du Sud déclare la Namibie 5ème province de l’Union et y applique l’apartheid.

Le pays obtient son indépendance en 1990.

La langue officielle du pays est l’anglais, mais compte tenu de son histoire, on y parle aussi l’afrikaans (mélange de néerlandais, d’allemand et d’anglais) et dans une moindre mesure, l’allemand.

Le cadre et les conditions de mon voyage :

Je suis parti avec Terres d’aventure, voyagiste français spécialiste du voyage à pied. Nous étions un petit groupe de 7 personnes avec 3 guides locaux, dont un francophone.

Nous marchions de 4 à 7 heures par jour sur des distances de 15 à 25 km. Il n’y avait pas de difficulté particulière ( sauf peut-être dans le sable), il suffit d’être un bon marcheur (niveau « 2 chaussures » pour les habitués de Terres d’Av’). Les marches se faisaient d’une traite dans la matinée en raison du climat : il fait trop chaud l’après midi, d’où de gros risques de coups de chaleur et de déshydratation.

La logistique était assez bien huilée : nous avions deux véhicules tout terrain. Pendant le trek, nous partions avec deux guides. Le troisième se chargeait d’amener un des 4x4 sur le site de campement du soir, et nous préparait de délicieuses salades pour notre arrivée vers 12-13 heures. Chaque jour un plat différent, toujours aussi bon… Il faut dire qu’après 20 km de marche sous le soleil TOUT est bon !!)

Nous passions les après midi à l’ombre des acacias (comme le font d’ailleurs tous les animaux de la région !) à discuter avec les guides. Ceux-ci nous ont fait découvrir la société namibienne et ses subtilités : les différences entre les ethnies (les himbas, les hereros, les ovambo etc.), les effets du tourisme de masse sur les sociétés traditionnelles, les conséquences désastreuses du SIDA etc.

Un dernier détail qui a son importance : pendant le trek non étions en autonomie totale, donc l’eau ne servait qu’à la nourriture et à la boisson. Pendant 5 à 6 jours nous n’avions pas la possibilité  de nous doucher !

Et maintenant, place aux photos !


Lion dans la réserve d'OkapukaPhacochères de le réserve d'Okapuka
Lion dans la réserve privée d’Okapuka, à 30 km au nord de la capitale Windoek et phacochères (peu farouches ! ) à Okapuka

 Hippotrague

Hippotrague  ( hippotragus niger ) broutant dans la réserve d’Okapuka

Massif du Spitzkoppe

Massif du Spitzkoppe (1728 m ) , "ce sont les vestiges granitiques vieux de 120 millions d'années d'un plateau de roches sédimentaires arasé par l'action conjuguée du vent, de la pluie, et des laves du volcan Karoo. (...) Il y a 120 millions d'années, plusieurs volcans entrèrent en éruption et recouvrirent de lave d'énormes blocs de granite. L'érosion emporta les couches supérieures du massif et dégagea le bloc granitique"  (Extraits du Guide Gallimard)

( région du Damaraland , au nord du pays ).

Chèvre des montagnes sur le Spitzkoppe 

Klipspringer ( oreotragus oreotragus ) sur les flancs du Spitzkoppe en fin de journée 

( appelée aussi chèvre des montagnes)

Chèvre des montagnes sur le SpitzkoppeLézard à tête rouge, Spitzkoppe.

 Chèvre des montagnes (Spitzkoppe) à gauche. A droite, un lézard à tête rouge, Spitzkoppe.

 Pélicans à Walvis bayPélican en phase d'amérissage à Walvis bay

Pélicans à Walvis bay.            Pélican en phase d’amérissage à Walvis bay !

 Colonie d'otaries à Walvis bay

colonie d’otaries, Walvis bay 

La côte namibienne abrite une faune particulière, grâce au courant froid du Benguela remontant de l’antarctique. 

Colonie d'otaries à Walvis BayOtarie de Walvis Bay

Les eaux ne dépassent pas 13 à 14 ° C,  même en plein été.

Epave de bateau à Skeleton Coast

De nombreuse épaves parsèment les côtes namibiennes, en particulier au niveau de Skeleton coast , la côte des squelettes.  Il y règne souvent un épais brouillard, rendant les manœuvres difficiles.

 Mirabib, dans le désert du Namib

Site de Mirabib dans le désert du Namib. Il s’agit ici d’un désert s’apparentant à la  savane, parsemé de touffes d’herbes sèches et jaunies. 

On y trouve de loin en loin un arbre, le plus souvent un acacia.

 Les Inselberg granitiques de MirabibPlante dangereusement toxique, de la famille des euphorbes.

Site de Mirabib. Les reliefs dans cette partie du désert sont des inselberg, véritables « îles montagnes » granitiques, posées au milieu d’immenses plaines.    A droite,  plante ressemblant à un cactus, mais appartenant à la famille des euphorbes. Extrêmement toxique, elle peut être mortelle.  Elle était utilisée par les bushmen pour enduire la pointe de leurs flèches. ( environs de Ganab, désert du Namib)

Inselberg, Ganab.C'est moi !

 Inselberg, Ganab.

 Oryx près de Ganab.Petit arbre solitaire à Rock Arch

Environs de Ganab. Oryx ( oryx gazella ) , antilope emblématique de l’Afrique australe. Elle est remarquablement bien adaptée au climat aride de la région et peux survivre de longues périodes sans eau.  A droite, un petit arbre solitaire dans le site de Rock Arch, désert du Namib.

 Rock Arch

Rock Arch

 Bivouac sur le site de Rock Arch

Bivouac sur le site de Rock Arch, le soir.

 Lézard gecko

Gecko : petit lézard commun dans la région, il pousse des cris ressemblant à des coassements de grenouille lorsque la nuit tombe. Celui-ci a visiblement perdu sa queue !

Région de Bloedkoppe, désert du Namib. Ilot de verdure dans le lit d’une rivière asséchée.

 Granit étonamment sculpté par l'érosion, dans le Bloedskoppe

Région de Bloedkoppe. Etonnantes sculptures dans le granit, dues au vent de sable.

 Arbre carquois à BloedkoppePaysage érodé par les vents de sable au Bloedkoppe

Bloedkoppe, arbre carquois ( aloe dichotoma ). Bois très léger, l’écorce est très dure et l’intérieur très mou, les bushmen les utilisaient pour ranger leur flèches.

 

Bloedkoppe, oiseau coloré dont j’ignore le nom !

 Zèbres de Hartmann, dans le Namib

Dans les environs de Solitaire, désert du Namib. Zèbres de Hartmann (equus zebra hartmannae ) appelés zèbres des montagnes, plus trapus que les zèbres « habituels ».

Des oryx près de SolitaireDes oryx près de Solitaire 

Aux environs de Solitaire : des oryx.

 Canyon de SesriemCanyon de Sesriem

Les abords du canyon de Sesriem, créé par la rivière Tsauchab lors de crues cataclysmiques il y a environ 15 millions d’années.  A droite, le fond sablonneux du canyon vu du haut de la falaise.

 Canyon de SesriemCanyon de Sesriem

Jeux d’ombres et de lumières au fond du canyon, à 30 m de la « surface ».

Campement de Sesriem sous un arbre refuge.
Campement de Sesriem, aux portes du désert sableux, photo prise le soir.

La chaleur est accablante dans la journée à partir de 11 heures du matin, entre 40 et 45 °C à l’ombre !  Tout arbre est donc le bienvenu pour installer le campement et passer de longs après midi dans l’attente de la soirée et de sa relative fraîcheur !

 Lever de soleil sur les gigantesques dunes de SassusvleiDunes de Sassusvlei.

Sossusvlei. Premiers rayons du soleil sur les plus hautes dunes du monde : 350 m  de haut.  Jeux de lumière sur les dunes.

 SassusvleiAscension de la dune de Big Daddy

Sossusvlei -  Ascension de la dune Big Daddy. Courte pause lors de la pénible l’ascension. Le sable est un terrain très meuble : il faut faire trois pas pour progresser d’un !

 Pause sur le flanc de la dune Big DaddyHarmonie des courbes...

Arrivée au sommet, repos bien mérité et vue sur nos traces.              Sossusvlei

  Deadvlei et ses arbres millénaires fossilisésDeadvlei et ses arbres millénaires fossilisés

Deadvlei. Au fond d’une dépression ( vlei ) on se trouve devant une forêt d’arbres fossiles, morts depuis 1000 ans. L’air pur et sec et l’absence de germes les ont préservés de la pourriture qui dans d'autres milieux, les aurait attaqués...

 Melons du désert à Sassusvlei, recherchés pour leur réserve d'eau.Détails de ce végétal désertique

Sossusvlei. Melons du désert, très prisés des animaux de la région pour leur contenu en eau
Derrière une rivière (souterraine!) la dune Big Mamma

Sossusvlei, vue sur la dune Big Mamma. La présence d’arbres verts au pied des dunes signale une rivière souterraine dans laquelle ils plongent leurs racines.

 Coucher du soleil sur la dune Elim à Sesriem

Retour à Sesriem : ascension de la dune Elim lors du coucher du soleil.

 Dune Elim, vue sur le campement de Sesriem

Ascension de la dune Elim, vue sur le campement de Sesriem.

 Dune Elim

Le paysage de la dune Elim

 Difficile progression d'un 4x4 lors de la traversée de dunes rouges dans le NamibVagues de sable sur une dune rouge...

Namib Rand Nature Reserve ( NRNR)    -     Dunes rouges...

L'un des deux 4x4 s'est ensablé lors de la traversée d’un cordon de dunes rouges.

 Paysage typique de la Namib Rand Nature Reserve

Paysage typique de la Namib Rand Nature Reserve. Ce sable d’une couleur exceptionnelle a toute une histoire : il est charrié par la rivière Oranje, (ce n'est pas une faute d’orthographe !! ) au sud du pays, jusqu’à la mer, puis poussé sur la côte par le courant du Benguela et ramené dans les terres par les vents d’ouest.

Cordon dunaire , NRNR

Cordon dunaire , Namib Rand Nature Reserve.

 Clair de Lune namibien

Croissant de lune après le coucher du soleil. Namib Rand Nature Reserve.

 Cordon de dunes de Namib Rand Nature Reserve.

Cordon de dunes. Namib Rand Nature Reserve.

 Naukluftberge, babouinNaukluftberge, babouins

Naukluftberge. 

Babouins ( papio hamadryas ursinus ) se promenant dans la montagne, leur habitat naturel.

Femelles grand koudou
 Naukluftberge. Groupe de femelles grand koudou ( tragelaphus strepsiceros )

 Femelles grand koudou se reposant dans l'ombre.Lézard des Naukluftberge

Naukluftberge. A gauche, femelles grand koudou se reposant à l’ombre. A droite un lézard... 

 Babouins des Naukluftberge

Babouins des Naukluftberge.

Deux raisons à propos de l'absence de personnages sur mes photos : 

Mon circuit de 16 jours s'est centré sur la découverte du désert où l'on rencontre, ma foi, pas grand monde ! Il aurait fallu une semaine de plus pour aller à la découverte de ces groupes traditionnels...

 
Si vous souhaitez vous rendre en Namibie :

La Namibie est un pays aride et désertique; je recommande donc de passer par une agence pour la découvrir, à moins d’être un très bon pilote de 4x4 (rapport au sable !!).

Pour plus d’informations, je conseille 2 guides

Deadvlei, forêt d’arbres fossiles, morts depuis 1000 ans
Copyright  © Julien Rau et Christian Rau - Page éditée le 8 (rectifiée le 25) décembre 2006.

Photos et textes de Julien Rau

Autre page de Julien sur ce site
: Voyage en Islande, 2003.

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